Je dédie cette Ecriture et son Alphabet à mon oncle Hassan Gaddito Hassan, à ma grand-mère ‘Ounda Mahammad ‘Eysa, sans lesquels, compte tenu de mon origine rurale, ma chance de scolarisation était quasiment nulle, á ma tante Hasnayti Fatouma ou Togorri-Nana,  á mon oncle Ali Kosye’Mahammad l’héritier spirituel de mon défunt père qui, dignement et sans la moindre lassitude de sa part, s’acquitta des obligations liées au rôle de père dont il s’est généreusement auto-investi, en témoigne en cela le patrimoine camélidé nommé "Qerili" . Et enfin, á mes amis Abdallah kamil et  Bourhan Ali Warki.

 

Je dédie cette Ecriture et son Alphabet a:

- Tous les érudits de la langue afar, saho, irob et leurs cultures respectives, notamment : Tola’Hanfaxé, Foxok Oobé, Salih Indego, Chek Abobakar, Faxaanah’Hagi Mahammad, Birrou, Assa Soolé, Data Amina, Talha, Laqdé, Haroun Daoud, Alwan Bourhan Alwan, Alwan Yayo Alwan, Houmed Gaba dit Waldé, Gamaladdin Abdoulkader Reedo, U.D.C. (Union pour le développement culturel), etc. Eu égard á l’immensité du patrimoine culturel qu’ils lèguent à la société, je leur adresse un hommage particulierement appuyé.

 

- Enid M. Parker (Assa Molta pour les Afar), Chèdeville, Didier Morin, Hassan Dalga, Abdallah Lee et d’autres nombreux qui, de près ou de loin, contribuèrent à l’étude, à la conservation, à la mise à jour des recueils de chants, de poèmes anciens ou contemporains, des classiques comme Ginnili, Kalluwanlé ou Saxxaq et autres genres, pour le grand bien des générations à venir .


- Tous les membres de Gob-Muda, ma fiqmá (classe d’âge), notamment Babbadi (Houmed Ali Houmed ) et Omar Osman.


Je dédie cette Ecriture et son Alphabet à tous ceux qui, des Afar, des Oromo, des Somaliens ou des Agaw, etc., aspirent à développer leurs langues avec l’amour et le respect qu'elles méritent. J’espère que les couchitiques, à travers eux les autres langues africaines de traditions également orales pourront enfin connaître l’épanouissement qu’elles méritent. Il n’est d’ailleurs jamais trop tard car, à chaque chose, comme à chacun, son temps. Ecrire les langues africaines sont désormais possibles car cet alphabet répond en cas de besoin, à toutes les nuances linguistiques que peuvent présenter ces langues. Son alphabet est leur porte drapeau et son écriture symbolise leurs verbes aux richesses multiples et variées.